ATRAP

ATRAP compare des atomes d'hydrogène avec leurs équivalents d'antimatière - des atomes d’antihydrogène

L’expérience ATRAP a pour objet de comparer les atomes d’hydrogène aux particules d'antimatière correspondantes, les atomes d'antihydrogène. Une première étude de ceux-ci a été rendue possible en 2002, lorsque les chercheurs ont créé et mesuré avec succès de grandes quantités de ces antiatomes.

L’atome d’antihydrogène est constitué d’un antiproton et d’un positon (un antiélectron). L'une des difficultés de la production d'antimatière vient de l’énergie des antiprotons qui, lors de leur création, atteignent des vitesses proches de celle de la lumière. En conséquence, il a fallu les refroidir pour les ralentir autant que possible. L’équipe ATRAP a été la première à utiliser des positons froids pour refroidir les antiprotons. Les atomes d’antihydrogène (un positon en orbite autour d’un antiproton) se forment lorsque les antiélectrons et les antiprotons introduits dans le même piège se combinent après avoir atteint une température similaire. Cette technique s’inspire des études réalisées dans le cadre de TRAP, l’expérience ayant précédé ATRAP.

ATRAP a été mise en place à la fin des années 90 en même temps que l’expérience ATHENA. Avec des objectifs similaires et les mêmes méthodes pour produire les atomes d’antihydrogène, ATRAP et ATHENA se différenciaient par les techniques de détection.

L’expérience ATHENA a pris fin en 2004, alors qu’ATRAP est toujours en activité. Il s’agit de créer de l’antihydrogène qui soit suffisamment froid et qui se laisse piéger pendant assez longtemps pour que les chercheurs puissent effectuer des mesures précises avant de comparer les atomes ainsi obtenus à l’hydrogène ordinaire.

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