Le Conseil réaffirme son soutien au CERN

Les réunions du Conseil de cette semaine ont été riches de bonnes nouvelles pour le CERN : le budget 2014 et le plan à moyen terme (MTP) ont tous deux été approuvés, et, grâce aux contributions déjà reçues des États membres, le niveau de contributions reçues à la mi-2013 est comparable à celui des années précédentes.

Ces nouvelles viennent confirmer l’engagement fort des États membres envers le CERN, de même que le soutien dont bénéficie notre discipline dans le monde entier. En approuvant le budget 2014, le Conseil accorde au CERN un financement qui reste stable par rapport à celui de l’année dernière, indexation incluse. Dans le contexte financier actuel, il s’agit là d’un très bon résultat pour le CERN, marquant une adhésion au modèle européen de financement à long terme de la science. Le modèle de gouvernance des huit organisations de recherche intergouvernementales européennes – l’EIROforum – a résisté à l’épreuve du temps, en apportant son soutien à la science indépendamment du cycle politique, et en surmontant les fluctuations économiques pendant près de 60 ans.

En approuvant le plan à moyen terme, le Conseil souscrit à la stratégie adoptée par le CERN pour une période allant au-delà du début du deuxième long arrêt (LS2). Il s’agit là d’une première étape sur la voie de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie européenne pour la physique des particules, garantissant une exploitation optimale du LHC jusqu’à la fin de 2018, soit jusqu’à la première année du LS2.

Par ailleurs, les rapports des missions d’enquête concernant le Brésil, Israël et la Russie ont tous été positifs, ces pays ayant fait un pas en avant sur la voie de l'adhésion au CERN.  Israël est maintenant un État membre associé en phase préalable à l'adhésion, tandis que le Brésil et la Russie ont tous deux demandé à accéder au statut d’État membre associé. À la fin de cette année, nous remercierons Philippe Bloch de ses services en tant que chef du Département de physique et nous accueillerons Livio Mapelli, qui lui succédera à ce poste. Livio a commencé sa carrière à l’Université de Pavie en tant que doctorant, puis a travaillé pendant plusieurs périodes au Laboratoire Rutherford et auprès de l’expérience UA2. Dans les années 1990, il a dirigé un important projet de R&D sur les systèmes d’acquisition de données du LHC et a mis ce savoir-faire au service de la collaboration ATLAS, au moment de sa création, en 1996. Livio est chef adjoint du Département de physique depuis 2010.

Enfin, autre nouvelle, et non des moindres, le Fermilab a changé de direction cette semaine. Après huit années à sa tête, Pier Oddone laisse la place à Nigel Lockyer. Des mains expertes transmettront le flambeau à d’autres mains toutes aussi sûres, et je me réjouis à l’idée de poursuivre les solides relations qui ont été instaurées entre le CERN et le Fermilab, bien avant le début de mon mandat.