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Des nouvelles de Chamonix

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Frédérick Bordry is Director for Accelerators and Technology

Frédérick Bordry donne un aperçu de l'atelier annuel sur la performance du LHC qui s'est déroulé la semaine dernière à Chamonix

La semaine passée a eu lieu à Chamonix l’atelier annuel sur la performance du LHC. Ces ateliers sont un élément essentiel du cycle annuel du LHC ; ils constituent pour les expériences LHC une occasion de parler de leurs priorités avec les équipes des accélérateurs, et pour nous tous une possibilité d’élaborer le meilleur programme possible pour l’année à venir, en conciliant au mieux les souhaits des expérimentateurs et ce qui peut être réalisé avec les accélérateurs pendant les mois à venir.

L’atelier dure quatre jours, et y seront présents également des membres du Comité consultatif pour les machines du LHC (MAC), groupe formé d’experts des accélérateurs du monde entier et présidé par Norbert Holtkamp, du SLAC. Cette année, quelque 213 personnes étaient inscrites pour l’atelier de Chamonix, et 44 ont assisté à l’ensemble des quatre jours. La journée de vendredi était consacrée à une réunion à huis clos et à une session de clôture du MAC.

Cette année, les deux premiers jours ont été consacrés à la préparation pour l’exploitation 2017 ainsi qu’à la préparation des exploitations 2 et 3, tandis que le mercredi et le jeudi l’attention s’est portée sur les projets Amélioration des injecteurs du LHC (LIU) et LHC à haute luminosité (HL-LHC). La session finale était consacrée à la préparation du deuxième long arrêt du LHC, le LS2. Pendant cet arrêt, qui durera deux ans, seront accomplis des travaux de maintenance générale des injecteurs et du LHC, les travaux du LIU, une tâche herculéenne, des travaux souterrains de génie civil pour le HL-LHC impossibles à réaliser pendant l’exploitation du LHC, et enfin des améliorations substantielles des détecteurs.

L’autre grande question qui se pose, à mesure que nous progressons, est bien sûr celle de l’énergie des faisceaux. À la fin de l’exploitation 2016, nous avons mené une campagne de réentraînement des dipôles des secteurs 3-4 et 4-5. Les progrès réalisés étaient encourageants : en dix jours, nous avons atteint un champ magnétique équivalent à une énergie de faisceau de 6,75 TeV. Un volume important de données a été enregistré pendant ces dix jours, et nous sommes actuellement en train de les analyser afin de définir une stratégie sur le processus qui doit nous amener à l’énergie nominale, soit 7 TeV par faisceau.

À mesure que nous nous rapprochons du LS2, qui commencera fin 2018, l’attention se tourne vers la nécessité de faire cohabiter le développement machine habituel avec le développement machine lié aux projets LIU et HL-LHC ; de grands progrès ont aussi été réalisés sur ce point à Chamonix. Si vous souhaitez en savoir davantage, les présentations concernées sont disponibles sur Indico, et je présenterai un bref résumé de l’atelier le 1er mars, à 14 h, dans l’amphithéâtre principal. J’espère que vous serez nombreux à y assister.