Le CERN se connecte à IceCube

Élèves grecs (en haut à droite), élèves américains (en bas à gauche), Jim Madsen du Centre WIPAC (en haut au centre), Angelos Alexopoulos et Zoltan Szillasi dans la salle de contrôle de CMS (en haut à gauche), Michael Hoch dans la salle de contrôle de CMS (en bas à droite), vue du détecteur CMS par Noemi Beni (en bas au centre) (Images: Angelos Alexopoulos)

La semaine dernière, 20 élèves de l’établissement du secondaire Ellinogermaniki Agogi à Athènes (Grèce), et 30 élèves de l’école Gaston Day dans l’État de Caroline du Nord (États-Unis) ont pu dialoguer en direct avec les chercheurs de l’expérience CMS au CERN et de l’Observatoire de neutrinos IceCube en Antarctique.

Cette visite virtuelle représentait le premier test d’un dispositif pilote visant à mettre en liaison les deux laboratoires, avec le soutien du projet Open Discovery Space

« Nous sommes très heureux de pouvoir faire équipe avec le groupe Communication grand public de l’Observatoire de neutrinos IceCube au pôle Sud, s’enthousiasme Angelos Alexopoulos, du groupe Éducation du CERN. Le projet offre aux élèves une vue d’ensemble des travaux novateurs visant à comprendre le cosmos. »

Pour Angelos Alexopoulos, cette initiative reflète l’esprit de collaboration essentiel à tout projet de mégascience . « Qu'il s'agisse d'IceCube, pour rechercher des neutrinos superénergétiques dans les glaces de l’Antarctique, ou du CERN, pour faire entrer en collision des protons à des énergies sans précédent dans le Grand collisionneur de hadrons, le travail en équipe est bon pour la science, ajoute-t-il.

Jim Madsen, directeur associé chargé de l’éducation et de la communication grand public au Centre d'astrophysique des particules IceCube du Wisconsin, souligne que son équipe était très curieuse de voir à quoi ressemblait le détecteur CMS et de connaître les points communs entre les travaux du CERN et ceux d’IceCube.

« Les élèves ont été très impressionnés par leur visite virtuelle, et nous avons maintenant plein de projets d’extension à d'autres écoles des deux côtés de l’Atlantique, précise-t-il. 

Sofoklis Sotiriou, du département R&D de l’école Ellinogermaniki Agogi, étudiera en détail les résultats de la visite de 90 minutes. « Notre but est de proposer un cadre pour l’organisation d’événements similaires à l’intention d’autres écoles dans le monde entier », explique-t-il.

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